Algues dans la piscine naturelle : causes du déséquilibre et solutions concrètes

Les algues dans une piscine naturelle sont le signe d’un déséquilibre biologique, pas d’un manque de produit. Ajouter du chlore serait contre-productif : il tuerait aussi les micro-organismes bénéfiques qui maintiennent l’eau saine. Le traitement passe par la compréhension de la cause avant toute intervention.

Types d’algues et signaux d’alerte

L’eau verte en piscine naturelle correspond généralement à une prolifération de microalgues en suspension (phytoplancton). Elle survient quand les nutriments disponibles dans l’eau dépassent la capacité d’absorption des plantes filtrantes. Les causes les plus fréquentes : un apport soudain de matières organiques (feuilles mortes, insectes), une panne de pompe, une zone de lagunage sous-dimensionnée ou des plantes filtrantes mal taillées qui libèrent des feuilles mortes dans le bassin.

Les algues filamenteuses (eau verte avec filaments verts au fond) indiquent un excès de lumière couplé à un manque de circulation. Elles se développent préférentiellement dans les angles morts où la pompe ne crée pas de courant. Les algues brunes, rares en piscine naturelle, signalent plutôt un manque de lumière ou une eau trop froide qui ralentit l’activité biologique.

Solutions sans produit chimique

Le premier réflexe face à une éeau verte de piscine naturelle est de vérifier le fonctionnement de la pompe. Si elle tourne normalement, aspirez le fond du bassin pour éliminer les dépôts organiques. Sortez les débris flottants avec une épuisette. Ces actions mécaniques réduisent rapidement la charge en nutriments disponibles pour les algues.

Si le problème persiste, évaluez la surface de la zone de lagunage. Un ratio inférieur à 30 % de la surface totale ne suffit pas à filtrer efficacement un bassin très ensoleillé. L’ajout de plantes filtrantes supplémentaires ou l’extension de la zone de lagunage est parfois la seule solution durable. Pour les cas d’urgence, certains constructeurs proposent des traitements à base d’argile (bentonite) ou de peroxyde d’hydrogène dilué qui clarifient l’eau sans détruire l’équilibre biologique. Ces traitements des algues du bassin doivent être utilisés avec parcimonie et dosés précisément.

La prévention reste la meilleure stratégie : ramassez les feuilles mortes dès qu’elles tombent, taillez les plantes en automne, et vérifiez le débit de la pompe au début de chaque saison. Un filtre de skimmer bien entretenu réduit considérablement les apports de débris organiques qui alimentent les algues. Ces gestes simples, répétés régulièrement, suffisent à maintenir une eau claire dans un bassin correctement dimensionné.

Si l’eau reste verte malgré un pompage correct et une zone de lagunage correctement dimensionnée, faites réaliser une analyse de l’eau en laboratoire. Une concentration élevée en phosphates (supérieure à 0,05 mg/L) indique souvent un apport extérieur : engrais utilisé trop près du bassin, déchets de décomposition de plantes non taillées, ou encore déjections d’animaux. La source de phosphates doit être identifiée et supprimée avant tout traitement, sinon le problème reviendra chaque année.

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